2006
Le
long hiver suivi de bourgeonnement et de fleuraison tardives. Eté
variable (juin froid, juillet chaud, août relativement chaud),
automne chaud avec beaucoup de soleil. La botrytisation
commence lentement mais les grains aszú sont d’une
excellente qualité. Cette année est très
semblable à l’année 2005, ce sont deux millésimes
parfaits, mais 2006 l’est peut-être davantage…
2005
Des
vins de très haute qualité avec des aszú
de grande acidité comme ceux de l’année
1999. Le raisin commence à mûrir tard mais grâce
à l’automne long et sec, le résultat dépasse
les attentes. Il y a relativement peu de grains aszú
qui sont en revanche riches et parfaitement desséchés.
2004
La
série des millésimes des vendanges précoces
s’arrête. Le froid et la quantité de précipitations
entraînent la maturation tardive et des vendanges prolongées.
C’est probablement à cause de la fleuraison prolongée
que la maturation des grappes est très déséquilibrée.
Il est crucial que les grappes soient plusieurs fois triées et
que la date des vendanges soit correctement choisie. Malgré
les difficultés, cette année est caractérisée
par de bons vins doux et des aszú
élégants sont attendus, fruités, avec un nombre
de puttony moins élevé.
2003
Une
année extrêmement chaude et sèche, le raisin
commence à mûrir très tôt. Les grains
parfaitement mûrs sont atteints relativement tard par le
Botrytis. Celui-ci travaille lentement mais donne des grains aszú
particulièrement riches. A partir d’octobre, avec l’arrivée
des pluies, l’intensité de la pourriture noble s’accélère.
Malgré le gel et la première neige précoces (le
23 octobre), les vendanges se prolongent
et sont interrompues plusieurs fois par les pluies. Une année
qui donne des vins très complexes.
2002
Encore
une année avec un été très chaud et une
maturation rapide. Comme si les vins étaient le
résultat de la récolte de deux années. Dans la
partie sud de la région, les grains aszú sont
triés à partir de septembre. Ceux qui peuvent en
profiter, réalisent des vins évoquant les années
classiques de l’aszú (comme 1999) avec une grande
acidité et beaucoup de concentration. Les vins doux issus des
vendanges d’octobre et de novembre sont plus botryticés
et moins acides. Ce millésime est particulièrement
susceptible d’exprimer la minéralité des différents
vignobles.
2001
Une
année difficile et éprouvante pour les viticulteurs et
les œnologues. C’est peut-être pour cela qu’on l’aime
tellement. L’été est frais avec beaucoup de pluies.
Le raisin mûrit tard et le botrytis montre son côté
trop précoce. Finalement, le beau temps d’octobre rend
l’espoir et – en triant avec une attention
particulière – on réussit à récolter
de délicieux grains d’aszú.
C’est plutôt l’année du Hárslevelû.
2000
Un
millésime particulièrement riche. L’été
arrivant très tôt entraîne la maturation précoce.
Grâce à la qualité unique des grains aszú,
à la chaleur et à la sécheresse de l’automne,
les grains sont triés pendant deux mois. Les arômes
fantastiques rappellent la pêche, l’ananas, le caramel et les
fruits tropicaux.
1999
Grand
millésime du Tokaji classique. Eté chaud et sec,
maturation précoce mais équilibrée. Les grains
aszú sont merveilleux. C’est la forme la plus
parfaite du botrytis, les grains sont parfaitement passerillés,
leur goût rappelle les fruits confits. Ils sont riches non
seulement en sucre mais également en
acides fruités. Les vins sont caractérisés par
des notes de fruits frais et de fruits confits, d’une structure
nette et précise et à l’équilibre
parfait.
1998
Année
fraîche avec beaucoup de précipitations. L’été
est plus frais et il pleut plus que d’habitude. Les pluies
d’automne favorisent également l’installation forte du
botrytis. Beaucoup de grains aszú néanmoins peu
passerillés. Caractère intense de botrytis des vins,
notes de citron et d’orange, bouquets d’épices. Vins
élégants, délicieux, ronds en bouche, crémeux,
harmonieux avec un bel équilibre.
1997
Année
un peu froide. Automne sec et ensoleillé, mais le raisin
commence à mûrir tard. Puisqu’il ne pleut pas, les
grains restent sains jusqu’à la mi-octobre. Le botrytis
s’installe tard, mais là, il fait des miracles. En plus, le
temps ensoleillé et sec mais déjà froid provoque
un passerillage parfait sur la peau des grains déjà
bien fine. Il n’y en a pas beaucoup mais la qualité rappelle
l’année 1993. Les vins sont particulièrement ronds,
aux notes de fruits (abricot, fruits confits, figue), acides vifs,
très belle structure.
1996
Été
pas trop chaud. Septembre variable, les périodes ensoleillées
sont souvent suivies de jours de pluie.
Le raisin commence à mûrir tard. Le botrytis arrive tôt
mais les pluies fréquentes empêchent le dessèchement
intensif. Les vins de ce millésime ont un caractère
typiquement botryticé : bouquets de peau d’orange,
citrus, rond en bouche, crémeux, structure épaisse mais
en même temps structurée.
1995
L’été
sec et chaud est suivi d’un mois de septembre pluvieux ce qui
entraîne un botrytisation intense. En octobre, c’est
l’été indien, les grains atteints de pourriture noble
sont presque complètement
desséchés. Il y a beaucoup de grains aszú
de très bonne qualité. Les vins ont des notes de
citrus et d’épices aux acides longs
et frais.
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